Les voeux de bonne année...Tradition séculaire !

Les voeux de bonne année...Tradition séculaire !

La tradition du Nouvel An remonte à Babylone, 2000 ans avant J.-C.
Cette fête avait lieu au printemps pour honorer le dieu Mardouk qui protégeait les récoltes.
À Rome, en 46 avant J.-C., Jules César reporte le Nouvel An au 1er janvier et pour cela il créa une année de 445 jours puis cette tradition disparut et reprit au Moyen Âge à des dates différentes selon le pays.
Les Anglais fêtaient le Nouvel An en mars, les Français le fêtaient le dimanche de Pâques et les Italiens le fêtaient à Noël.
Les Russes et de nombreux slaves orientaux fêtent un Noel et deux Jours de l'An, Nouvel An (1er janvier), Noel orthodoxe (6-7 janvier), Nouvel An `` ancien`` (13-14 janvier).
D'où vient l'habitude de fêter le début de la nouvelle année ? C'est la seule date qui reste du calendrier basé sur les travaux agricoles qui existait chez les slaves anciens. A partir du Xe siècle, le Nouvel An fut célébré le 1er mars au début des travaux de printemps. Cinq siècles plus tard, il fut déplacé au 1er septembre, le jour où ces travaux prenaient fin.
C'est le décret de Pierre le Grand du 19 décembre 1699 qui déplaça une nouvelle fois la fête au 1er janvier du calendrier julien.
Pour nous, le Jour de l'An est une fête religieuse et à une date fixe, le 1er janvier de chaque année. Autrefois, le Jour de l'An avait un autre nom, la St-Sylvestre. À l'époque les cadeaux se donnaient le Jour de l'An au lieu de faire l'échange le soir de Noël.
Si l'usage des échanges d'étrennes nous vient des Romains, celui des cartes de vœux agrémentées de quelque mots de politesse et envoyées aux personnes avec qui l'on a eu des liens d'amitié ou d'affaires pendant l'année, vient de l'Extrême-Orient.
L'usage des cartes de vœux du Nouvel An est apparu bien plus tard chez-nous.
Jusqu'au XVIIe siècle, les visites se rendaient toujours en personne. On peut noter cependant, comme un acheminement vers les cartes vers le milieu du grand siècle. A cette époque, les industriels avaient monté plusieurs agences, qui contre quelques pièces d'argent, mettaient à votre disposition un gentilhomme en sévère tenue noire, lequel l'épée au côté, se chargeait d'aller présenter vos compliments à domicile. Mais un temps vint où le gentilhomme lui-même fut remplacé par une visite rendue en personne ;
De façon tout à fait rituelle et formalisée, on rendait visite, dans les quinze jours qui suivaient le 1er janvier, à son entourage proche, famille et amis, mais aussi à ses collègues de travail, à son patron, et même à des familles pauvres ou des malades dont on avait à cœur d’embellir ces jours festifs par des dons et des marques d’amitié.
Plus tard encore, c’est la carte de visite qui vint remplacer cette visite, puis des cartes de souhaits, souvent illustrées avec des scènes touchantes du Nouvel An incluant évidemment les bons vœux aux personnes à qui était destiné la carte.
Nous avons encore cet échange mais il est de moins en moins en pratique.
Aujourd’hui l’hégémonie des cartes de vœux « physiques » est évidemment remise en question par les outils digitaux et en conséquence, semble grandement perdre de son aspect exceptionnel et émotionnel… Car entre recevoir une jolie carte dans sa boite aux lettres, avec un beau message d’amitié écrit spécifiquement pour vous de la main de l’expéditeur et recevoir un banal mail, parfois même générique et adressé à tout un carnet d’adresse sans distinction, il y a un monde de différence en termes d’intention, d’émotion et de perception.

J’aimerais néanmoins profiter de l'occasion pour vous souhaiter à tous et à toutes, une Nouvelle Année sous l'enseigne du succès mais par-dessus tout, une bonne santé pour bien profiter de ce que la vie offre de meilleur !
Que la nouvelle année déborde de bonheur et de prospérité et que tous les vœux formulés deviennent réalité !

Paru le 5 janvier 2016 sur le blog immobilier de Gilles HUBERT